
De nombreuses espèces sont qualifiées « d’auxiliaire » naturel au jardin, de par leur action bénéfique sur les « nuisibles » du jardin.
C’est la nature dans son ensemble qui est précieuse, c’est pourquoi il faut ne pas oublier que:
- Sans source de nourriture et abris, ces différentes espèces « auxiliaires » ou « nuisibles » ne viendraient pas s’installer dans le jardin. Ce qui les favorise avant tout est bien la source de nourriture présente et l’abri adéquat pour les accueillir.
- De ce fait, en détruisant le nuisible vous-même manuellement ou via un produit (même bio) vous empêchez, diminuez et/ou retardez la venue des prédateurs naturels de ces petites bêtes qui vous embête.
La coccinelle, chasseuse de pucerons…

Le syrphe, chasseur de puceron et pollinisateur…

La chrysope, chasseuse de pucerons…

L’osmie, convoyeuse de pollen…

Dans la nature, elle installe ses cellules dans les trous d’émergence des insectes mangeant le bois mort. Dans nos jardins, elle peut manquer de logement, d’où son intérêt pour le trou des fenêtres. Offrons-lui un bloc de bois dur et non traité, percé de quelques trous, ou bien une botte de tiges creuses, par exemple des bambous. Ce sera très vite occupé 😉
La guêpe, chasseuse et pollinisatrice…

La cétoine, la nettoyeuse…

De la larve à l’adulte, la cétoine est bien utile. La larve de cétoine contribue largement au fonctionnement des écosystèmes en permettant le recyclage de la matière organique (se nourrissant des déchets végétaux). Les cétoines adultes font partie des insectes pollinisateurs.
Le carabe, chasseur de pucerons…

Les carabes (ordre des Coléoptères) sont des alliés très efficaces au jardin : la plupart des espèces de carabes sont zoophages, c’est-à-dire qu’elles se nourrissent d’autres animaux (insectes, acariens, gastéropodes). Aussi bien les larves que les carabes adultes dévorent limaces et escargots, chenilles, pucerons, araignées rouges, cicadelles, carpocapses, doryphores, chrysomèles, nématodes, larves de taupin (mais aussi, hélas, araignées et vers de terre).
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Le staphylin odorant, chasseur d’insectes…

Le cloporte, le nettoyeur du jardin…

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Le bourdon, convoyeur de pollen…

Le pemphrédon, chasseur de pucerons…

Une haie libre champêtre, du bois mort laissé à pourrir dans un coin, des arbustes à moelle (ronce, rosier, sureau…) taillés, des fleurs de carotte et autres ombellifères offrent nourriture et logement aux pemphrédons.
Le perce-oreille, chasseur de pucerons…

La libellule, chasseuse au vol…

Le ver de terre, ingénieur du sol…

– les Anéciques: de grande taille, ils creusent des galeries verticales allant jusqu’à six mètres de profondeur jouant un rôle essentiel dans la structuration des sols.
Ils sont principalement nocturnes et remontent en surface à la nuit tombée pour se nourrir de tout ce qu’ils s’y trouvent.
Retournant dans leurs galeries en journée, ils enfouissent ainsi tout ce qu’ils ont glané.
Ce sont eux qui produisent les fameuses « turricules », ou déjections, que l’on voit à la surface des sols qu’ils fréquentent.
– les Endogés: ces vers de terre, de plus petite taille que les anéciques, ne creusent que des galeries horizontales et consomment littéralement la terre des sols.
C’est en digérant les résidus organiques qu’ils se nourrissent et permettent ainsi d’accélérer la décomposition de la matière organique.
– les Epigés: de très petite taille (de un à cinq centimètres), les épigés ne creusent quasiment pas de galerie et vivent en surface dans la litière du sol.
On comprendra qu’ils ne peuvent évoluer sur des sols nus car ils n’y trouveraient pas de nourriture.
Mais sur un sol où amas de plantes en décomposition et autre déchets organiques sont présents, ils s’épanouiront.
L’araignée, police de proximité…

Le grand nombre d’araignées dans un jardin est un signe de sa vitalité: il convient donc de les laisser en place ou de les favoriser.